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Ronronthérapie

… et la ronronthérapie!

La ronronthérapie, est un concept de guérison activé par le ronronnement félin.

Le ronronnement étant la vocalisation émise par certains félins et viverridés, qui est produite à l’expiration comme à l’inspiration, ce sont des basses fréquences qui apparaissent dès l’âge de deux jours. Le mécanisme du ronronnement est encore mal PurrTherapyBookexpliqué. La théorie dominante est que le son est produit par les contractions des muscles du larynx déclenchées par une oscillation neurale et fait vibrer les cordes vocales. La possibilité pour un félin de ronronner ou non est également un point débattu, notamment pour les grands félins de la sous-famille des panthérinés.

Le ronronnement est essentiellement limité aux relations mère-progéniture dans la nature, mais le chat domestique peut ronronner tant dans une situation de plaisir que de souffrance. C’est pourquoi la signification de cette vocalisation de contact est peu évidente. Comparé au sourire par certains auteurs, son rôle social, tant avec des congénères qu’avec l’humain, est primordial. Une théorie assure au ronronnement un rôle curatif : les basses fréquences émises permettraient de renforcer les os, les muscles, les tendons et auraient même un rôle antidouleur.

Jean-Yves Gauchet, vétérinaire toulousain et véritable inventeur de la « ronronthérapie », il l’a découvert sans vraiment l’avoir cherché. C’est en 2002 en fouinant sur Internet qu’il découvre une recherche d’une association de recherche qui étudie la communication animale. Cette étude a repéré, statistiques à l’appui, qu’après des lésions ou des fractures, les chats ont cinq fois moins de séquelles que les chiens, et retrouvent la forme trois fois plus vite. D’où l’hypothèse d’une authentique action réparatrice du ronronnement : en émettant ce son, les chats résistent mieux aux situations dangereuses. Car s’ils « vibrent » de bonheur en s’endormant, ils le font aussi quand ils souffrent et sont plongés dans des situations de stress intenses.

C’est par la suite que Jean-Yves Gauchet publie aussitôt un article sur le sujet et propose à des volontaires de tester les pouvoirs du ronronnement grâce à un disque compact de trente minutes: Détendez-vous avec Rouky. Les résultats parlent d’eux-mêmes: 250 « cobayes » ont ressenti du bien-être, de la sérénité, une plus grande facilité à s’endormir. D’un point de vue purement physique, ces sons sont des vibrations sonores étagées sur des basses fréquences de vingt-cinq à cinquante hertz. Ces mêmes fréquences qui sont utilisées par les kinesthésistes, les orthopédistes, et en médecine du sport pour réparer les os brisés, les muscles lésés et accélérer la cicatrisation. Les compositeurs de musiques de film utilisent aussi ces basses fréquences afin de susciter des émotions.

Le ronronnement utilise le même chemin dans le cerveau, à travers le cutecatcircuit hippocampe-amygdale, une structure étroitement liée au déclenchement de la peur, indique Jean-Yves Gauchet. Écouter ce doux bruit entraîne une production de sérotonine, l’«hormone du bonheur», impliquée dans la qualité de notre sommeil et de notre humeur. .Le ronronnement « joue un peu le rôle de la madeleine de Proust, ajoute le praticien, sauf, bien sûr, si vous êtes encore traumatisé par ce chat qui vous a griffé au visage quand vous aviez 6 ans ». Récemment, il s’est aperçu que ces vibrations aidaient à réduire le décalage horaire ou la fatigue liée à ce dernier. Au printemps 2009, il a conçu, en collaboration avec le géant américain de l’informatique Apple, une application destinée aux téléphones portables iPhone. Le but : aider après un voyage vers des rivages lointains, à récupérer le bon rythme plus rapidement grâce à une savante association de ronrons enregistrés, de conseils diététiques (notamment manger des noix) et la diffusion d’une lumière bleue générant la production de mélatonine.

Voilà une autre belle raison de venir vous joindre à nous au Café chat Sibérien afin de profiter de tout ce que nos belles petites boules d’amour ont de meilleur à offrir.

 

Tiré du Site Internet Psychologies